Havre de paix quant au bonheur, être heureux.


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Parce que la violence.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas  Message [Page 1 sur 1]

1 Parce que la violence. le Jeu 15 Oct 2015 - 18:51

Aimant

avatar
Admin
Autant commencer dans le vif du sujet. La violence, unsujet à traiter avec des pincettes What a Face .

Être heureux, c'est pour moi faire obstacle à la morosité ambiante. Morosité qui provient principalement des violences que l'on subit quotidiennement.

A titre perso, et de manière paradoxale, savoir reconnaitre cette violence m'a aussi permis de reconnaitre ce bonheur. Savoir quand ça va moins bien pour aller mieux Smile

http://bonheurssimples.forumactif.org

2 Re: Parce que la violence. le Mar 27 Oct 2015 - 13:03

Aimant

avatar
Admin
En rapport avec la "morosité ambiante" : lien sur la manière dont la société joue sur la construction psychique.

Les attitudes et les comportements qui sont dictés par le marché et qui sont indispensables pour réussir au niveau économique ont aujourd’hui pénétré la vie quotidienne jusque dans ses  derniers recoins. Le manque d’égard généralisé, l’individualisme poussé jusqu’à la manie égocentrique, le cynisme et l’indifférence caractérisent aujourd’hui les rapports entre les humains. C’est ainsi que « l’ère du narcissisme » porte déjà en son sein le prochain niveau de développement psycho-historique. Le marché, l’économie et la pédagogie dictent une idée de la vie intérieure humaine qui doit être flexible et interchangeable, analogue à ce qu’on stigmatise encore aujourd’hui comme « psychopathe », et qu’on retrouve chez les détenus, en prison ou dans des institutions médico-légales. Le terme de psychopathe n’est pas utilisé ici dans son acception populaire, définissant une personnalité perturbée, imprévisible et violente, mais comme l’ont défini les psychiatres américain et canadien Cleckley et Hare pour qui les caractéristiques  d’une personnalité « psychopathique » sont l’incapacité à ressentir de l’empathie, le fait d’être beau parleur, charmeuse, sûre d’elle, à l’aise dans les situations sociales, froide quand elle est sous pression.

Avec comme conclusion, sur une note d'espoir :
La production de l’humain serait au centre d’une « économie du bonheur » (Bourdieu) qui permettrait aux gens de s’épanouir, de découvrir et de faire naître les possibilités que la société de classes a jusqu’à présent entravées. Mais rappelons-nous l’avertissement formulé par la théorie critique qui met en garde contre la volonté de définir trop exactement l’émancipation, et terminons donc ici par une définition négative : l’homme moderne n’est limité par rien, attaché à rien, il est sans tradition, sans scrupules, régi par l’opportunisme, à la recherche permanente de la fructification de ses avantages personnels et de la croissance de la cotation en bourse de son propre ego. Cet « homme flexible » ne représentera certainement pas l’idéal d’une humanité libérée.

http://bonheurssimples.forumactif.org

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut  Message [Page 1 sur 1]

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum